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Perdu dans les pensées

Parfois nous nous bloquons, nous oublions totalement les choses les plus simples. Ceci sans l’aide de quiconque ! Cela a tout simplement lieu par la force de nos propres idées. Nous tombons sur un os là où il n’y avait rien tout en étant persuadé que notre perception représente le portrait exact de la réalité. En vain…

En Inde, les éléphants sont toujours utilisés comme bourreaux de travail pour agir dans des terrains boisés difficilement franchissables ou pour transporter des troncs d’arbre. Savez-vous comment on empêche aux éléphants de s’enfuir ? Ils sont attachés à l’aide d’une fine corde fixée à un piquet. Evidemment la force d’un éléphant suffirait pour détacher cette corde. Ils ne le font pas car ils y sont habitués depuis leur plus jeune âge. Aucune chance, la corde est apparemment plus forte, pense le petit éléphant. L’éléphant grandit et devient plus fort alors que la corde reste ce qu’elle est, mais l’éléphant ne le remarque pas. Finalement il accepte cette condition et il suppose qu’il n’y a aucune possibilité de contrer cette puissante corde.

Les hommes pensent souvent tout savoir ce qui se montre ultérieurement comme jugement fallacieux. Nous portons en nous une quantité de conviction intérieure agissant comme un filtre de perception. Tout ce qui correspond à la persuasion correspondante paraît les assurer, tout ce qui ne correspond pas, sera masqué. Nous croyons par exemple que nous ne sommes pas capables de faire ceci ou cela ou que nous devons absolument faire quelque chose. Par ce mécanisme se développera un programme de sabotage mental qui nous illusionne quelque peu assez loin de la réalité. Comme l’éléphant qui croit que la corde l’empêche de fuir.

Celui qui examine régulièrement sa conviction interne arrive à se faire une opinion différenciée à la perception respective. Il comprend s’il y a des caps à franchir ou s’il s’agit d’un passage sans issue et quand le chemin devient difficile parce que les propres pensées sabotent une solution. Pourtant il est rassurant de savoir qu’il ne s’agit pas uniquement des hommes qui sont persuadés de savoir comment se déroulent les histoires. Les éléphants font de même. 

L’auteur : Claudia Hupprich, www.consulting-at-work.com


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