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La maison de vacances

Comme il était facile de partir en vacances à l’époque des chansons d’Yves Duteil ou de Michel Sardou. On prenait possession de la maison, on s’y installait pour un long été. On connaissait les voisins, on savait où acheter sa baguette, où se baigner. Aujourd’hui on part plus loin, on se retrouve dans un entourage inconnu, confronté aux coutumes étranges. Il vaudrait donc mieux de s’informer avant le voyage quant aux différents mœurs.

Accepter une invitation
Il est par exemple très impolie de ne pas accepter une invitation si vous vous trouvez en Grèce ou en Espagne. Le contraire est le cas si vous acceptez la première invitation en Egypte où il vaudrait mieux attendre la deuxième. Si vous secouez la tête pour signifier un „Non“ en Turquie on vous comprendra certainement mal, parce que ce geste exprime « Je ne sais pas ». Il nous est évident qu’un OK aux Etats Unis est bien explicite. Pourtant le fameux OK signifie uniquement que vous avez bien compris le contenu mais que vous n’en êtes pas forcément d’accord. Un „Non“ clair et net est un affront pour les anglo-saxons.

Si vous êtes invité au restaurant
Aux Etats-Unis, dans ce pays aux libertés illimitées, on n’entre pas dans un restaurant pour se mettre à un emplacement de libre. On attend à l’entrée jusqu’à ce qu’on vous guide à une table disponible. En Russie par exemple, il est bon de placer un toast si on se retrouve en bonne compagnie. Si vous vous refusez un verre de Vodka traditionnel, informez que vous devez encore conduire. Un compliment au chef de cuisine japonais se fait en rotant et en gobant. Pour lui, cela prouve que le repas convient et que l’hôte se sent à l’aise. En Corée il ne faudrait jamais commencer à manger sans compter. C’est au doyen de prendre la première bouchée. De plus il n’y a pas de conversation durant le repas, car celui qui parle n’arrive pas à se concentrer au plaisir du repas.

Accueil
Les cérémonies d’accueil varient considérablement d’un peuple à l’autre. En Thaïlande, on ne se salut pas en se serrant les mains. On se salue par le geste du „wai“, c’est-à-dire en joignant les mains, comme pour prier, et en les portant à la hauteur du menton, tout en inclinant légèrement la tête. C’est identique en Inde avec le geste du „Namaste“. En Chine, il convient de ne pas serrer les mains trop fort, tandis que le „Salam“ aux pays arabes sera accompagné par une petite révérence. Au Malawi, on tape des mains alors que les Inuits se frottent le nez. La France et la Suisse ne sont pas les seuls à s’embrasser. La bise russe – une bise à droite et à droite puis sur la bouche – existe dans différents pays de l’Est. Les Autrichiens ont su conserver leur tradition du baisemain.

Tout au clair ? Informez-vous avant le départ des No-Go’s. Autres pays, autres mœurs. Acceptez des situations gênantes par un sourire. Comme l’écrivain norvégien Knut Hamsun lorsqu’il était interrogé par un de ses amis après son séjour à Paris : „Vous aviez certainement éprouvé de la peine à vous entretenir en français ?“ – „Non, pas moi“, répondit-il,  „mais les Français“.


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